Les classes du DPE à Fréjus
Mis à jour : août 2026
En bref
70,6 % des 16 927 logements fréjusiens diagnostiqués atteignent A, B ou C. Mais deux notions portent le mot climat dans un DPE, la zone climatique et l'étiquette climat, et elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
Deux mots identiques, deux choses opposées
La zone climatique décrit où se trouve le logement : Fréjus relève de la zone H3, la plus douce du zonage national. Elle sert à estimer les besoins de chauffage dans un calcul conventionnel.
L'étiquette climat, elle, mesure les émissions de gaz à effet de serre du logement, en kilogrammes de CO2 par mètre carré et par an. Elle ne dit rien du lieu, tout du mode de chauffage.
La première avantage Fréjus
Appartenir à la zone H3 réduit les besoins de chauffage retenus par le calcul. Un même bâti, transposé dans le Nord, afficherait une consommation nettement supérieure et sortirait deux classes plus bas.
C'est ce qui explique les 70,6 % de logements fréjusiens en A, B ou C, et les 2,1 % seulement en F ou G, soit 356 biens sur près de 17 000.
La seconde ne l'avantage pas
L'échelle des émissions est la même partout en France. Un kilogramme de CO2 pèse le même poids à Fréjus qu'à Lille, et les bornes de classe ne bougent pas d'une région à l'autre.
Un logement fréjusien chauffé au fioul franchit donc les mêmes seuils qu'ailleurs. Le climat doux ne le protège pas sur ce volet, parce que ce volet ne parle pas de climat local.
Ce que la mesure locale montre
38,9 % des logements fréjusiens ont leur classe fixée, ou co-fixée, par le volet émissions. C'est l'un des taux les plus bas de notre réseau, où Annemasse atteint 70,9 %.
Autrement dit, à Fréjus, c'est la consommation qui commande dans six cas sur dix. Les travaux utiles portent donc plus souvent sur l'enveloppe que sur l'équipement de chauffage.
La règle du pire, rappelée
La classe affichée retient toujours la moins bonne des deux étiquettes. Un logement classé B sur sa consommation et D sur ses émissions sera annoncé en D.
À Fréjus, la configuration inverse est la plus fréquente : une étiquette émissions correcte grâce à un chauffage peu carboné, et une consommation qui fixe le résultat.
Un parc jeune, aussi
4,7 % seulement des logements fréjusiens datent d'avant 1948, l'une des parts les plus faibles de notre réseau. La ville s'est bâtie pour l'essentiel après-guerre, et massivement depuis les années 1970.
Ce facteur s'ajoute au climat : 4,9 % du parc est même classé A, proportion rare, et 15,3 % en B. La combinaison explique la position d'ensemble.
Ce que chaque lettre déclenche
G : location interdite depuis 2025. F : interdiction prévue en 2028, E en 2034. Ces trois lettres gèlent aussi le loyer entre deux baux.
À la vente, E, F et G imposent un audit énergétique pour une maison individuelle. Les 356 logements fréjusiens en F ou G relèvent du calendrier des passoires thermiques.
Ce que la lettre ne dit toujours pas
Ni la zone climatique ni l'étiquette climat ne renseignent sur le confort d'été, question centrale sur ce littoral. Le rapport comporte un indicateur distinct pour cela, non intégré à la classe finale.
La page DPE à Fréjus détaille le déroulé du diagnostic et les justificatifs à réunir avant la visite.
Questions fréquentes
Quelle différence entre zone climatique et étiquette climat ?
La zone climatique décrit où se trouve le logement et sert à estimer ses besoins de chauffage. L'étiquette climat mesure ses émissions de CO2 : elle ne dit rien du lieu, tout du mode de chauffage.
Le climat doux améliore-t-il les deux étiquettes ?
Une seule. La zone H3 réduit les besoins de chauffage retenus, donc la consommation. Mais l'échelle des émissions est identique partout : un chauffage au fioul franchit les mêmes seuils qu'à Lille.
Quelle classe domine à Fréjus ?
La classe C, avec 50,4 % des logements. 70,6 % du parc atteint A, B ou C, et 4,9 % sont même classés A, proportion rare dans notre réseau.
Faut-il isoler ou changer de chauffage à Fréjus ?
Plutôt isoler. 38,9 % seulement des logements ont leur classe fixée par le volet émissions : dans six cas sur dix, c'est la consommation qui commande.
Le DPE mesure-t-il le confort d'été ?
Pas dans la classe. Le rapport comporte un indicateur distinct, non intégré à la lettre finale, alors que la question est centrale sur ce littoral.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.